HABAKUK
1 / 2
/ 3 / 4
/ 5 / 6
/ 7 / 8
/ 9 / 10
/ 11 / 12
/ 13 / 14
/ 15 / 16
/ 17
1 L’oracle qu’a vu
Habakuk, le prophète.*
— v. 1 : date : A.C. 615, environ
( ?).
2 Jusques à quand,
Éternel, crierai-je, et tu n’entendras pas ? Je crie à toi :
Violence ! et tu ne sauves pas. 3
Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, et contemples-tu l’oppression ? La
dévastation et la violence sont devant moi, et il y a contestation, et la
discorde s’élève. 4 C’est pourquoi la loi
reste impuissante, et le juste jugement ne vient jamais au jour* ; car le
méchant cerne le juste ; c’est pourquoi le jugement sort perverti.
— v. 4 : litt. : ne sort jamais.
5 Voyez parmi les
nations, et regardez, et soyez stupéfaits ; car je ferai en vos jours une
œuvre que vous ne croirez pas, si elle [vous] est racontée. 6 Car voici, je suscite les Chaldéens, la nation
cruelle et impétueuse, qui marche par la largeur de la terre pour prendre
possession de domiciles qui ne lui appartiennent pas. 7
Elle est formidable et terrible ; son jugement et sa dignité procèdent
d’elle-même. 8 Ses chevaux sont plus rapides
que les léopards, plus agiles que les loups du soir ; et ses cavaliers
s’élancent* fièrement, et ses cavaliers viennent de loin : ils volent
comme l’aigle se hâte pour dévorer. 9 Ils
viennent tous pour la violence ; leurs faces sont toutes ensemble*
tournées en avant ; ils rassemblent les captifs comme le sable. 10 Et il se moque des rois, et les princes lui
sont une risée ; il se rit de toutes les forteresses : il entassera
de la poussière et les prendra.
— v. 8 : ou : se répandent.
— v. 9 : litt. : la foule (selon d’autres :
le désir) de leurs faces.
11 Alors il changera de
pensée*, et passera outre et péchera : cette puissance qu’il a, est
devenue son #dieu ! — 12 Toi,
n’es-tu pas de toute ancienneté, Éternel, mon Dieu, mon Saint ? Nous ne
mourrons pas ! Ô Éternel, tu l’as établi pour le jugement, et tu l’as
fondé, ô Rocher, pour châtier. 13 Tu as les
yeux trop purs pour voir le mal, et tu ne peux contempler l’oppression.
Pourquoi contemples-tu ceux qui agissent perfidement, [et] gardes-tu le silence
quand le méchant engloutit celui qui est plus juste que lui ? 14 Tu rends aussi les hommes comme les poissons
de la mer, comme la bête rampante qui n’a personne qui la gouverne. 15 Il les fait tous monter avec l’hameçon ;
il les tire dans son filet, et les rassemble dans son rets ; c’est
pourquoi il se réjouit et s’égaie : 16
c’est pourquoi il sacrifie à son filet, et brûle de l’encens à son rets, parce
que, par leur moyen, sa portion est grasse et sa nourriture succulente. 17 Videra-t-il pour cela son filet, et
égorgera-t-il toujours les nations, sans épargner ?
— v. 11 : litt. : esprit, état d’âme
1 / 2
/ 3 / 4
/ 5 / 6
/ 7 / 8
/ 9 / 10
/ 11 / 12
/ 13 / 14
/ 15 / 16
/ 17 / 18
/ 19 / 20
1 Je me placerai en
observation et je me tiendrai sur la tour, et je veillerai pour voir ce qu’il
me dira, et ce que je répliquerai quand il contestera avec moi.
2 Et l’Éternel me
répondit et dit : Écris la vision et grave-la
sur des tablettes, afin que celui qui la lit puisse
courir. 3 Car la vision est encore pour un
temps déterminé, et elle parle de la fin, et ne mentira pas. Si elle tarde,
attends-la, car elle viendra sûrement, elle ne sera pas différée. 4 Voici, son âme enflée d’orgueil n’est pas
droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi. 5
Et bien plus, le vin est perfide* ; [cet] homme est arrogant et ne se
tient pas tranquille, lui qui élargit son désir comme le shéol, et est comme la
mort, et ne peut être rassasié ; et il rassemble vers lui toutes les
nations, et recueille vers lui tous les peuples. 6
Tous ceux-ci ne proféreront-ils pas sur lui un proverbe, et une allégorie [et]
des énigmes contre lui ? Et ils diront : Malheur à qui accumule ce
qui n’est pas à lui : … jusques à quand ? — et qui se charge d’un
fardeau de gages* ! 7 Ne se lèveront-ils
pas subitement, ceux qui te mordront ? et ne s’éveilleront-ils pas, ceux
qui te tourmenteront ? et tu seras leur proie. 8
Car tu as pillé beaucoup de nations, [et] tout le reste des peuples te pillera,
à cause du sang des hommes et de la violence [faite] au pays, à la ville, et à
tous ceux qui y habitent.
— v. 5 : ou : insolent.
— v. 6 : signifie aussi : de boue
épaisse ; il y a un jeu de mots.
9 Malheur à qui fait un
gain inique pour sa maison, afin de placer haut son nid, pour échapper à la
main du malheur. 10 Tu as pris conseil pour
[couvrir de] honte ta maison, pour détruire beaucoup de peuples, et tu as péché
contre ta propre âme.11 Car de la muraille, la
pierre crie, et de la charpente, le chevron répond ! 12
Malheur à celui qui bâtit une ville avec du sang et qui établit une cité sur
l’iniquité ! 13 Voici, n’est-ce pas de
par l’Éternel des armées que les peuples travaillent pour le feu, et que les
peuplades se lassent pour néant ? 14 Car
la terre sera pleine de la connaissance de la gloire de l’Éternel, comme les
eaux couvrent [le fond de] la mer. 15 Malheur
à celui qui donne à boire à son prochain, — à toi qui verses ton outre*, et qui
aussi enivres, afin que tu regardes leur nudité ! 16
Tu t’es rassasié d’ignominie plus que de gloire* ; bois, toi aussi, et
découvre ton incirconcision ! La coupe de la droite de l’Éternel s’est
tournée vers toi, et il y aura un honteux vomissement sur ta gloire. 17 Car la violence [faite] au Liban te couvrira,
et la destruction qui effraya les bêtes, à cause du sang des hommes, et de la
violence [faite] au pays*, à la ville et à tous ceux qui y habitent. 18 De quel profit est l’image taillée, que
l’ouvrier l’ait taillée ? [À quoi sert] l’image de fonte, enseignant le
mensonge, pour que l’ouvrier se confie en sa propre œuvre pour faire des idoles
muettes ? 19 Malheur à celui qui dit au
bois : Réveille-toi ! — à la pierre muette : Lève-toi !
Elle, elle enseignerait ? Voici, elle est plaquée d’or et d’argent, et il
n’y a aucun souffle au dedans d’elle. 20
L’Éternel est dans le palais* de sa sainteté : … que toute la terre fasse
silence devant lui !
— v. 15 : quelques-uns : ta fureur.
— v. 16 : ou : au lieu de gloire,
ou : en perdant la gloire.
— v. 17 : ou : la terre.
— v. 20 : ou : temple.
1 / 2
/ 3 / 4
/ 5 / 6
/ 7 / 8
/ 9 / 10
/ 11 / 12
/ 13 / 14
/ 15 / 16
/ 17 / 18
/ 19
1 Prière de Habakuk, le
prophète. Sur Shiguionoth*.
— v. 1 : pluriel de Shiggaïon,
comparer Ps. 7.
2 Ô Éternel,
j’ai entendu ce que tu as déclaré, [et] j’ai eu peur. Éternel, ravive ton œuvre
au milieu des années ; au milieu des années, fais-la connaître. Dans la
colère, souviens-toi de la miséricorde !
3 #Dieu*
vint de Théman, et le Saint, de la montagne de Paran.
Sélah.
Sa magnificence
couvre les cieux, et sa louange remplit la terre ;
4 Et sa
splendeur était comme la lumière : des rayons* lui jaillissaient de la
main ; et là se cachait sa force.
5 La
peste marchait devant lui, et une flamme ardente sortait sous ses pas.
6 Il se
tint là et mesura* la terre, il regarda et mit en déroute les nations ;
Et les montagnes
antiques furent brisées en éclats, les collines éternelles s’affaissèrent. Ses
voies sont éternelles.
— v. 3 : hébreu : Éloah.
— v. 4 : litt. : cornes ;
peut-être : des éclairs.
— v. 6 : ou : fit trembler.
*7 Je vis
les tentes de Cushan dans l’affliction ; les
tentures du pays de Madian tremblèrent.
8 Est-ce
contre les rivières que s’irrita l’Éternel ? ou contre les rivières que
fut ta colère ? contre la mer, ta fureur, que tu fusses monté sur tes
chevaux, [sur] tes chars de salut ?
9 Ton
arc était mis à nu,… les verges [de jugement] jurées par [ta] parole. Sélah. Tu
fendis la terre par des rivières.
10 Les
montagnes te virent, elles tremblèrent ; des torrents d’eau passèrent,
l’abîme fit retentir sa voix ; il leva ses mains en haut.
11 Le
soleil, la lune, s’arrêtèrent dans leur demeure à la lumière de tes flèches qui
volaient, à la splendeur de l’éclair de ta lance.
12 Tu
parcourus le pays avec indignation, tu foulas les nations avec colère.
13 Tu
sortis pour le salut de ton peuple, pour le salut de ton oint ; tu brisas
le faîte* de la maison du méchant, mettant à nu les fondements jusqu’au cou.
Sélah.
14 Tu
transperças de ses propres traits la tête de ses chefs* : ils arrivaient
comme un tourbillon pour me disperser, leur joie était comme de dévorer
l’affligé en secret.
15 Tu
traversas la mer avec tes chevaux, l’amas de grandes eaux.
— v. 13 : litt. : la tête.
— v. 14 : selon d’autres : les chefs de
ses hordes.
*16 J’entendis,
et mes entrailles* tremblèrent ; à la voix [que j’ouïs] mes lèvres
frémirent, la pourriture entra dans mes os, et je tremblai sous moi-même, pour
que j’eusse du repos au jour de la détresse, quand montera contre le peuple
celui qui l’assaillira**.
— v. 16* : hébreu : mon ventre.
— v. 16** : ou : quand il montera
contre le peuple qui nous asaillira.
*17 Car le figuier
ne fleurira pas, et il n’y aura point de produit dans les vignes ; le
travail de l’olivier mentira, et les campagnes ne produiront pas de
nourriture ; les brebis manqueront dans le parc, et il n’y aura pas de
bœufs dans les étables ;
18 Mais
moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut.
19 L’Éternel,
le Seigneur, est ma force ; il rendra mes pieds pareils à ceux des biches,
et il me fera marcher sur mes lieux élevés. Au chef de musique. Sur Neguinoth*.
— v. 19 : ou : instruments à cordes.